15 et (presque) 18 ans

Je me souviens de mes parents, qui me disaient quand j’étais ado que le temps s’accélérait avec les années. Je n’y croyais pas trop, ça me faisait même plutôt marrer. Et pourtant, force est de constater qu’ils avaient raison. Où sont passées les trois dernières années ? Il y a quelques semaines, nous fêtions les 15 ans de Maya, et dans quelques semaines, Lisa soufflera ses 18 bougies.

Dans moins de trois mois, Lisa s’envolera de ses propres ailes pour entamer sa vie de jeune adulte. Direction Montréal et l’université McGill, où elle étudiera la biologie et les neurosciences. Bon, Montréal, ce n’est pas si loin, on va y être souvent (pauvre Lisa!!). Et les années universitaires sont courtes en Amérique du Nord (les cours se terminent fin avril)! Mais cela marque tout de même une nouvelle phase qui s’ouvre, à trois, puis, dans quelques années, à deux.

Et, honnêtement, que peut-on souhaiter de mieux? Nos deux filles sont en bonne santé, plutôt épanouies, avec des personnalités bien propres à elles et des projets et des envies plein la tête. À la fois très attachées à leur famille, et prêtes à voler de leurs propres ailes. Elles finiront peut-être en psychanalyse dans des années, mais pour le moment, on semble avoir évité les traumatismes de l’enfance et de d’adolescence! 

Et surtout, surtout, ce sont de bien belles personnes. Je repense au film Lady Bird de Greta Gerwig, où le personnage principal, une ado de 17 ans, demande à sa mère : “I know you love me, but do you like me?” En français, il n’y a pas vraiment deux mots distincts pour traduire cette nuance. Peut-être aimer/apprécier, mais ce n’est pas vraiment pareil. En tout cas, je peux aujourd’hui leur dire en toute sincérité “I love you and I like who you are” car je suis émerveillée par ce qu’elles sont devenues, année après année, et impatiente de voir ce qu’elles vont désormais construire, avec nous, puis sans nous.

Bien sûr, une première page se tourne, une page faite de souvenirs fabuleux de tous ces moments magiques, fous et drôles, parfois épuisants et durs de leur enfance et adolescence. Mais une autre, magnifique, excitante et pleine de promesses et surprises, s’ouvre maintenant!

1er janvier 2023 : 20 ans sans toi, Maman

Et voilà, nous sommes arrivé.e.s à cette date fatidique du 1er janvier 2023, qui sonne les 20 ans de ta disparition. C’est aussi la date anniversaire de ton premier baiser avec papa, le 1er janvier 1971, il y a 52 ans, tu avais 15,5 ans. Il nous a raconté cela tout récemment, cela m’a émue que le 1er janvier revête cette importance dans notre histoire familiale. 

20 ans, c’est un nombre vertigineux. Presqu’autant de temps passé sans toi qu’avec toi, cela me paraît inacceptable, et c’est inéluctable. Je me rapproche aussi, petit à petit, de l’âge que tu avais quand tu nous as quitté.e.s. Ca aussi, cela me semble intolérable, maintenant que j’y suis presque. Tu avais encore tant de choses à faire, tant de projets, une deuxième vie de femme, de couple, probablement, à un moment où tu devais te dire que tes 2 enfants étaient sorti.e.s d’affaire, grâce à vos efforts combinés, à toi et à papa, pendant plus de 20 ans!!

Plus j’avance dans la vie, plus je me rends compte des montagnes que tu as soulevées, pour nous, pour toi.  

Côté boulot, il fallait toujours que tu étudies un nouveau domaine, une nouvelle spécialité, tu avais un insatiable appétit pour la connaissance, aller plus loin, ne jamais te reposer sur tes lauriers. De la médecine généraliste à la médecine scolaire, en passant par la médecine du sport, la nutrition, la médecine humanitaire et le sida, rien ne t’arrêtait. Je repense souvent à ces derniers mois, où tu étais malade, en traitement chimiothérapie, et tu continuais à te faire ton aller-retour hebdomadaire à Bruxelles pour étudier une nouvelle spécialité, en plus de ton boulot quotidien. Lever à 4h, départ du train à 6h30, cours toute la journée, retour le soir. Franchement, respect. 

Côté famille, tu étais le pilier indestructible de notre petite cellule. Maintenant que je suis mère depuis un bon moment, je me rends bien sûr compte de l’énergie que cela demande d’être sur tous les fronts. Je t’en ai fait voir, côté santé, je réalise à quel point cela a dû être épuisant pour toi de m’avoir comme fille 🙂 Quand je vois comment je panique quand Lisa ou Maya ont un petit problème de santé, je me dis que tu as du te faire un paquet de cheveux blancs avec moi : l’asthme, les allergies, l’eczéma, la maladie coeliaque, les régimes sans gluten et sans oeufs, le choc à la noix de cajou, les hormones de croissance, l’insuffisance rénale 5 jours avant le bac, les entorses et fractures, non mais franchement quel calvaire pour un parent!! Tous ces rendez-vous à l’hôpital Saint Vincent de Paul qu’on faisait toutes les 2, tous ces tests, ces longues heures passées avec moult spécialistes, cela a dû t’inquiéter, te miner le moral, mais jamais tu ne me l’as fait ressentir. De ces moments-là, je ne me souviens que de ta présence réconfortante, ta solidité, tes bras et tes bisous, ton amour de chaque instant qui me disait “ça va aller”. A nouveau, je suis sidérée par la capacité que tu as eue à ne jamais me transmettre ton stress, tes peurs, tout en gérant tout le reste de ta vie, le boulot, le quotidien, la famille, comme une chef. C’était probablement moins facile que tu ne le laissais paraître, mais à mes yeux, tu étais un roc qui me protégeait et m’aimait, quoiqu’il arrive. 

Il y a quand même eu quelques moments où le roc vacillait : je me rappelle cette fois à Montfort l’Amaury où tu étais malade (probablement une gastro, je te revois avec ta bouteille de liquide vert, l’hépatum je crois) et où j’étais dans ma chambre, je devais avoir 6 ou 7 ans. Tu m’appelais, je ne t’entendais pas, à un moment tu as crié mon nom, je suis descendue, et je t’ai trouvée en pleurs, courbée en 2. Premier choc de l’enfance : une maman, cela peut donc pleurer. Tu m’as expliqué que tu avais eu peur, un instant, que j’aie disparu. Peur ancestrale de tout parent qui avait dû te submerger de manière irrationnelle, à un moment de faiblesse physique. Cette fois-là, c’est moi qui t’ai calinée et remise au lit.
Il y a eu aussi, bien sûr, l’Accident de ski avec un grand A. Des semaines d’hôpital, de fauteuil roulant, puis de rééducation. J’ai peu de souvenirs de cette période là, je crois que le cerveau bloque certaines choses pour se protéger. Mais à nouveau, je suis stupéfaite de ta ténacité et de ton courage. Franchement, échapper à la mort à 31 ans et se retrouver avec quasiment tous les membres cassés, cela pourrait flinguer plus d’une personne. Tu en as probablement beaucoup bavé, physiquement mais aussi mentalement, cela a dû être terrible de réapprendre à marcher, mais jamais, jamais, tu ne l’as fait ressentir à tes enfants, jamais tu ne nous as fait payer ta souffrance. Et  c’est pourtant si facile d’en vouloir à la terre entière quand on souffre.
Dernier souvenir du roc qui vacille : ton lumbago, quand j’avais une quinzaine d’années, un truc monstrueux qui t’a pliée en deux pendant des semaines. A nouveau, zéro plainte. En fait, côté souffrance, tu étais une grande stoïque!!

Stoïque, tu ne l’étais pas sur tous les sujets 🙂Parfois, tu sortais de tes gonds, et tu me passais un bon savon, mais en général je savais pourquoi je me faisais engueuler même si je n’étais pas toujours d’accord!! Car c’est vrai qu’on a eu quelques moments difficiles, quand j’étais ado, je te trouvais dure parfois. Mais rétrospectivement, je comprends la plupart des règles que tu imposais, et je les applique aujourd’hui avec Lisa et Maya!!  Surtout, je vois maintenant à quel point tu faisais attention au fait de ne pas m’attaquer, moi, directement, sur ma personnalité, mais bien sur une action ou un problème précis. Même quand on se disputait, je n’ai jamais douté du fait que tu m’aimais. Et ça, je l’ai compris après, cela a été capital pour ma confiance en moi. Finalement, la seule chose que je n’ai jamais digérée, c’est cette interdiction d’aller dormir chez mes copines pendant l’année scolaire quand j’avais 15/16 ans. Je crois me souvenir que c’est arrivé après une nuit blanche chez une amie, mais franchement, si tu étais encore là aujourd’hui, je te demanderais des explications 🙂 Je m’étais jurée à l’époque que je n’imposerais jamais cette règle à mes enfants, et j’ai tenu bon, je n’ai jamais interdit un “sleepover”!!

Passés ces quelques moments de tension ponctuelle, ce dont je me souviens, c’est à quel point on était proches, autour de mes 17/18 ans et jusqu’à ce que tu nous quittes. Je crois pouvoir dire aujourd’hui que tu étais devenue, plus qu’une mère encore, ma meilleure amie. Tu me faisais confiance, même quand mes choix n’étaient pas forcément ceux que tu aurais faits, tu partageais mes joies comme si tu les vivais aussi, tu étais aussi toujours là quand ça n’allait pas, sans poser de questions. Je me rappelle un moment où je n’étais pas très en forme, je ne sais plus bien pourquoi, et sur un coup de tête, tu m’as embarquée à Nice, pour quelques jours entre mère et fille, juste la mer, le soleil et nous deux. Tu avais compris que, malgré mes grands rêves d’indépendance, j’avais toujours envie et besoin d’être bichonnée. D’où les petits plats que tu me mitonnais tous les WE pour que je n’ai rien à cuisiner dans ma petite piaule en classe prépa à Sceaux. Autour de moi, on m’enviait ma mère et la relation que j’avais avec elle. Et d’ailleurs, tu as aussi été une vraie mère de substitution pour quelques copines de prépa dont les parents étaient loin. 

J’ai tellement de souvenirs avec toi, j’aimerais tous les noter quelque part. Peut être que j’écrirai un jour cette somme de sensations, d’images et de valeurs que tu m’as transmises et qui font que je suis moi, et que tu es bien là à travers moi. Quand, comme moi, on ne croit en rien d’autre qu’à notre passage sur Terre, ce qui compte, c’est bien cela : tu vis à travers moi, maman, car sans toi, sans papa, je ne serais pas celle que je suis. Et cela continue à l’infini: Lisa et Maya, Auré, ses enfants. Ils et elles sont aussi la somme de tout ce que tu as été. Transformer les absences en présence de chaque instant : voilà la force de l’amour et de la transmission. C’est aussi le plus bel hommage qu’on puisse rendre à nos disparus. Comme dirait Glenn dans la série The Walking Dead (drôle de référence, je sais!!) : “You honor the dead by going on. Even when you’re scared. You live because they don’t get to.”

Je t’aime, maman. 

Une belle année à toutes et tous! (si vous avez lu jusque là, désolée pour la longueur du post, j’écris autant pour moi que pour vous!)

Quelques photos de toi glanées dans les albums photos faits avec soin par Papa, pendant plus de 20 ans.

Un an de pandémie…

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit, mais je me suis dit que l’anniversaire des un an de la pandémie était une bonne occasion, cela m’a donné la motivation nécessaire pour  reprendre cette plume virtuelle (virtuel, le mot qu’on aura le plus entendu en 2020/2021!!!).

img_20200326_223311Un an donc que tout a fermé, aux Etats-Unis, en France et ailleurs.
En février 2020, on rentre de nos vacances au ski à Briançon avec la famille en passant par Milan, et au retour, on est étonné de voir pas mal de gens avec des masques à l’aéroport. Le lendemain de notre départ de Milan, l’Italie du Nord ferme ses frontières. Fin février, on entend un podcast du NY Times avec un épidémiologiste, à la suite duquel Gael et moi commandons (chacun de notre côté, sans nous concerter!), des kilos de riz, pâtes et lentilles “au cas où”. Mais tout paraît encore lointain et sous contrôle.  En mars 2020, le festival que j’organise chaque année à NYC est quasiment le dernier festival américain à avoir lieu physiquement, avant d’être interrompu au milieu de l’évènement. Nous voilà donc, un an après, et je viens de finir un festival 100% virtuel qui a eu le mérite d’amenimg-20200322-wa0002er 18 beaux films français dans tous les Etats-Unis, même si l’excitation et même le stress de l’organisation de l’évènement physique m’ont grandement manqué 🙂

Personne évidemment n’imaginait l’impact que cela aurait sur nos vies, pendant très longtemps. On a eu la chance de garder nos boulots et de ne pas avoir, en plus de tout le reste, le stress économique. Pour le reste, on a tenté, comme on pouvait, de ne pas trop subir cette situation mais d’essayer d’en faire une opportunité pour tenter des choses différentes, des aventures qu’on n’aurait jamais faites.

Alors voilà, je tente un petit bilan de cette année folle.

Premier impact majeur sur nos vies : les écoles publiques de NY ont fermé il y a un an et n’ont jamais vraiment rouvert. Nos filles sont à la maison en “remote learning”/télé-enseignement depuis un an. Je relis cette phrase et j’ai moi-même du mal à le croire. Cela fait un an que tous les 4, nous travaillons tous ensemble, jour après jour, dans le même espace!!
Au-delà du fait que la gestion de l’éducation pendant la pandémie a été une catastrophe dans ce pays (il va falloir des années pour que les gamins qui ont décroché rattrapent tout cela), pour notre cas personnel, je peux dire qu’on a été hyper impressionné par le volontarisme des profs qui se sont tous mis à zoom, et ont du, pendant de longs mois, faire cours face à leur écran, avec tous les problèmes d’informatique et  d’internet sans parler des élèves démobilisés et sans camera. Franchement, c’est héroïque d’avoir su insuffler un peu de passion dans des conditions pareilles!
Et je profite de ce blog pour dire bravo à nos filles (qui sait, elles le liront peut être un jour) car elles ont mis à profit cette situation délirante pour devenir extrêmement autonomes dans leur travail, très organisées et ont continué à récolter bonnes notes et félicitations de leurs professeurs. On mesure notre chance!img_20200428_211355

Le fait de pouvoir faire l’école à distance d’à peu près n’importe où a quand même ses avantages et quitte à être coincés tous les quatre, on décide d’en profiter!

Au printemps 2020, on passe d’abord 2 bons mois dans notre maison de campagne à Callicoon, dont une bonne partie en mode kibboutz avec nos copains Marie et Pierre et leurs 3 enfants, Thomas (qui est dans la même classe que Maya), Fleur et Camille. On découvre les joies de la vie en communauté à un moment où on ne peut voir personne et oimg_20200723_203648ù la situation à NYC est catastrophique, on cuisine comme jamais et en grosse quantité, on tente des recettes folles et on descend pas mal de bouteilles (car à quoi bon faire une bonne bouffe si c’est pour la manger avec de l’eau!!). Et surtout, la joyeuse bande d’enfants de 5 à 12 ans affrontent les premiers mois un peu chaotiques du télé-enseignement collectivement, ce qui est un vrai plus. On tente aussi la vie en (quasi) autarcie : on fait notre potager en mode sauvage (il ne prend d’ailleurs jamais vraiment, même si la moindre feuille de salade qui apparaît nous met en grande joie), 00000portrait_00000_burst20200514182202691Gael se prend de passion pour les poules, achète 6 poussins tout mignons et construit un poulailler supersonique, mais les oeufs se font attendre (oimg_20200502_114553n découvre au passage qu’une poule ne pond pas directement :-)), et les poules attaquer (même si on dit aux enfants qu’elles sont parties en voyage), bref on constate après quelques mois que, côté retour aux sources, on n’est pas encore tout à fait mûr.

Photos : les 10 ans de Maya, Pâques 2020 à Callicoon, la vie en communauté au printemps 2020, les 40 ans de Gaël

Retour à NYC fin mai 2020, la ville nous manque et la maison est louée.  Le pic de la crise est certes passé mais tout le monde a été traumatisé par le niveau de morts et de malades à NY donc la ville tourne toujours au ralenti, rien ne rouvre, tout le monde porte un masque, on revoit quelques potes, mais en mode extérieur. On participe aussi aux flamboyantes manifestations Black Lives Matter, un grand et fort moment qu’on est heureux de vivre à NY : des dizaines de milliers de gens défilent pacifiquement ensemble pour dire que cela suffit. On fait des pancartes avec Lisa et Maya et on réfléchit tous ensemble au privilège bien réel qu’apporte le fait d’être blanc. Cela n’empêche pas d’estimer à sa juste mesure la valeur des efforts individuels, mais cela permet de comprendre que certaines choses ouvrent des portes qui restent fermées pour d’autres, et la moindre des choses est d’en avoir conscience.

Trêve de réflexion politique, il faut aussi savimg_20200617_175921oir réaliser ses rêves. Le grand rêve de Gaël depuis toujours, c’est de voler. Il est prêt depuis des années, il ne manquait que l’opportunité, les sous mis de côté petit à petit et le cap des 40 ans qui te rappelle qu’il faut pas trop tarder quand même. A que cela ne tienne! Puisque les vacances d’été en France tombent à l’eau, nous repartons nous installer fin  juin dans la petite bourgade de Montgomery, NY, à 1h15 de route de Manhattan pour 2 semaines de cours de pilotage intensifs. Quand je dis intensif, c’est intensif : 7 jours sur 7, img_20200809_091916toute la journée et parfois de nuit. A l’école de pilotage, personne ne croit que c’est possible de décrocher sa licence de pilotage en si peu de temps. Mais au bout d’une semaine, Gael fait son premier vol en solo (heureusement je n’étais pas au courant!!), au bout de 2 semaines, il est prêt pour le permis. Et après quelques péripéties rocambolesques pour passer l’examen (qui incluent une gastro fulgurante, le mauvais temps et une nuit aux urgences!!), il finit par décrocher sa licence le 25 juillet 2020!  img_20200808_163748A nous le ciel américain 🙂 Nos premiers voyages en famille pendant l’été sont magiques : escapade à la journée sur une petite île, Block Island, fabuleux survol de la skyline de Manhattan, on en prend plein les yeux. Et moi j’ai une confiance sans limite en mon pilote préféré.

Photos : Gael en formation de pilote, les 13 ans de Lisa, Premier vol pour Lisa et Maya, Premier vol en famille, été 2020img_20200809_170144

De mon côté, en juillet, je passe sur le billard pour une opération qui avait été reportée à cause de la pandémie. Tout se passe bien, mais 3 jours après l’intervention, je suis terrassée par un infarctus rénal qui me vaut une visite aux urgences de Callicoon (la nuit précédant le permis avion de Gael, sinon ce ne serait pas drôle), un transport en ambulance le lendemain puis 5 jours d’hôpital à NYC avec le stress du COVID. Comme d’habitude, je suis un mystère pour la science. Personne ne comprend ce qui m’est arrivé, les médecins que je rencontre n’ont jamais vu d’infimg_20200801_193841arctus du rein en 30 ans de carrière, tout le monde y perd son latin et cela ne m’étonne pas : en matière de santé, j’ai toujours été la reine des statistiques improbables! Bref, je m’en tire avec 6 mois de piqûres d’anticoagulants, une batterie de spécialistes qui me suivent et la certitude renforcée qu’où que j’aille désormais, il me faut toujours un hôpital pas loin 🙂

Pour nous remettre de nos émotions, on se fait des petits séjour plage/mer, à Shelter Island avec nos copains Sophie et Seb, puis du côté de Cape May et Ocean City dans le New Jersey. C’est chouette, mais la France nous manque, un été sans vacances avec la famille et les potes français, ce n’est pas vraiment un été. Quand on apprend autour de mi-août que, daimg_20200802_122451ns le meilleur des cas, les écoles ne rouvriront à la rentrée que pour un jour par semaine, on décide en quelques jours de ne pas subir les ouvertures/fermetures des écoles au gré du virus mais de prendre le taureau par les cornes et d’aller passer 2 mois en France en septembre et octobre, avec Briançon codsc01742mme camp de base. Bilan : l’école à la maison depuis les Alpes entre 14h et 20h, décalage horaire oblige, mais aussi 2 mois de vadrouille, avec en tout pas moins de 10 étapes dans toute la France: Tours, Paris, Auvergne,pxl_20201018_123027775 Annecy, Bourgogne, Briançon, Ranquet, Orpierre pour grimper avec Pascal, Cahors, le Tarn.  Copains (Céline et Ronan, Camille et Adrien), famille, mariage du cousin, escalade, rando, cure de bouffe française (aaaah le saucisson, aaaah les crêpes sarrazin qu’on achète toutes prêtes!), télé-travail et télé-école dans toutes les conditions (en voiture, entassés dans une pièce avec nos casques, avec une connexion internet pourrie et les vidéos qui gèlent sur l’écran, avec les copains qui tournoient autour). Je crois qu’à l’issue de cette formation intensive, nos filles seront capables de travailler partout et dans n’importe quelles conditions, elles auront au moins appris la souplesse!!

Retour à NY fin octobre, un peu en catastrophe, juste avant le 2ème confinement en France. On sent bien depuis quelques jours que la situation commence à sentir le roussi, on a l’impression de zigzaguer entre les cas, et après un petit coup de flippe, on décide sur une aire d’autoroute de changer nos billets et de “s’extraire” du pays le lendemain pour ne pas rester coincés au cas où les frontières referment, alors qu’on est censé voter à notre première élection présidentielle américaine!

On retrouve avec plaisir notre appartement, le petit oiseau Wall-E, on fait Halloween en quarantaine, puis on vote par procuration pour Biden car on n’a pas le droit de sortir de chez nous et on passe des nuits blanches à attendre les résultats en devenant expert du système électoral américain ultra complexe! Gaël fabrique même des réseaux de neurones pour prédire les résultats ville par ville dans les Etats clés!! Et finalement, le 8 novembre au matin, les klaxons résonnent dans New York et on comprend que c’est gagné, la ville est en liesse, les gens chantent aux fenêtres et on ouvre le champagne pour fêter le départ de Trump! Mais la situation est toujours tendue à NY et l’approche de l’hiver ne rend pas les choses plus facile. Les écoles referment pour de bon et nous on décide de continuer à essayer de voir le bon côté de la situation : on s’envole pour Porto Rico pour 6 semaines.

Photos Porto Rico

pxl_20201128_145847183-nightQuel bonheur de se retrouver fin novembre dans la moiteur d’une île des Caraïbes. On a une chouette petite maison, avec un grand balcon, pxl_20201214_180854939des cocotiers, des iguanes et une jolie plage à moins de 100 mètres. Il y a pas mal de restrictions liées au Covid, mais on arrive quand même à explorer l’Ouest de l’île et à arpenter San Juan, la capitale, et ses jolies petites rues colorées. Clou du séjour : une excursion en avion avec le roi des pilotes. pxl_20201219_153148134On en prend plein les yeux en survolant la mer des Caraïbes avant d’atterrir sur la petite île de Vieques où on explore pendant quelques heures des plages paradisiaques en mangeant la spécialité locale à base de banane plantain, le monfogo. Des fois il y a des moments de bonheur pur, et celui là en est un.
Aventure aviation Puerto Rico

Comme j’aime pousser l’expérience locale jusqu’au bout, je fais mon petit tour habituel aux urgences de San Juan : au menu, ambiance covid et environnement 100% hispanophone, une vraie galère! Puis les vacances de Noel arrivent, c’est très étrange pour nous de passer les fêtes de fin d’année dans la chaleur. Le plus drôle c’est qupxl_20201219_205315664-portraite les Portoricains sont à fond sur Noël, donc on voit éclore des décorations géantes avec gros bonhommes de neige et sapins blancs gonflables dans les jardins, sur fond de cocotiers. On se fait un Noël 100% virtuel (pour changer) avec, pour chacun, présentation powerpoint des cadeaux qui attendent à NY!

Photos Hiver 2021 NY & Callicoon

Puis c’est le retour à NYC début janvier, on est presque contents de retimg-20210228-wa0004rouver la neige et le froid, de sortir les doudounes. Finalement, je me rends compte que j’aime bien les saisons! On alterne NYC et la maison de campagne, histoire de casser la monotonie du quotidien, mais à ce stade, on s’est tellement habitués au fait d’être tous ensemble 24h sur 24 que quand l’un de nous sort pendant 3 heures, les autres sont stupéfaits et sortent des trucs du genre “ça fait hyper longtemps que je t’ai pas vue” (euh bah non, ça fait 3 heures!!). Bref, ça va nous faire tout drôle quand chacun revivra sa vie au quotidien! On reprend aussi un semblant de vie sociale, ponctuée de tests PCR avant et après, la nouvelle normalité quoi, et on se retrouve ainsi dans le Vermont avec une grosse bande de copains pour une semaine de ski dans une station hors de prix MAIS qui ressemble un peu et de loin (!!) à une station des Alpes avec des télésièges rapides et des pistes dignes de ce nom. Bref on se régale dans tous les sens du terme, entre ski, snowboard, et fromage sous toutes ses formes (et le fameux coq au vin de Gael!).

Et finalement, le jour tant attendu arrive : le 25 mars 2021, Gael et moi recevons notre 2ème dose de vaccin. Rien que de l’écrire, j’ai envie de chialer! NY s’est mise à revivre depuis quelques semaines, entre la vaccination accélérée et les réouvertures, et j’ai même pu retrouver le chemin des cinémas, après un an de fermeture, émotion! Je finis ce looooong post sur ce semblant de normalité retrouvée, et même si on a fait une croix sur les écoles jusqu’à septembre, on a l’impression de tenir le bon bout!

Photos : les 11 ans de Maya, Pâques 2021 à Callicoon

 

 

 

 

So long, 2019!

Un an déjà que je n’ai pas écrit. Je me rappelle, quand j’étais ado, mes parents disaient toujours que le temps passait de plus en plus vite. Honnêtement, je pensais que c’était juste des mots, une posture, mais force est de constater que, à presque 40 ans, on entre dans un espace-temps différent qui semble effectivement tout accélérer! Bref tout cela pour dire que, en un an, je n’ai pas trouvé une minute pour me poser et prendre la plume.

Donc je vais tenter un petit résumé de cette année qui vient de s’écouler.

Pour leurs premières vacances de l’année 2019, les filles ont pris leur avion seules pour se rendre à Tours, chez Dominique, pour une semaine de détente avec la grande copine de Lisa, Sylvaine, repartie de NY l’été d’avant. Au menu : tennis, châteaux de la Loire, et repas dans le jardin (il faisait 20 degrés en plein février, le réchauffement climatique dérègle décidément tout).

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Le 12 avril 2019, Gaël et moi sommes devenus Américains après presque 11 ans sur le territoire et 6 ans de carte verte! La petite cérémonie nous a mis la larme à l’oeil, même si la vidéo de Trump nous a cassé le moment, on a secoué nos petits drapeaux américains la main sur le coeur tout en entonnant l’hymne américain en compagnie de 350 autres personnes originaires de 50 pays différents et on a récupéré nos certificatimage2-2s de naturalisation en défilant tous sur une estrade. Lisa est devenue américaine par ricochet, donc nous voilà désormais tous les 4 bi-nationaux, ce qui nous donne le droit de voter, de repartir vivre ailleurs tout en étant toujours libres de nous réinstaller aux USA, et enfin de payer des impôts américains à vie!


Photos Citoyenneté américaine
Photos On fête ça avec les copains!

img_9318Pour fêter cela, nous nous sommes envolés pour Hawaï pour les vacances de printemps : 10 jours d’exploration fabuleux sur l’ile de Maui à partir d’un camp de base à Lahaina, au bord de l’Ocean, avec 25 grosses tortues qui nous attendaient sur la place chaque jour. On a découvert les joies des sorties à 4 avec masques et tubas : fonds marins fabuleux, nage avec des énormes tortues, on avait honnêtement l’impression de plonger dans un aquarium rempli de bans de poissons exotiques. Voici le film de notre première sortie! Ca va être difficile de battre les fonds hawaiiens!! On est parti en quête de baleines sur un bateau, et, en se tordant un peu le cou, on a réussi à en apercevoir quelques u1556162493205-803207f2-684b-4d4d-9558-f9b586054e96nes, de loin! Nous avons également profité de la tradition locale du luau, sorte de grand banquet avec cochon cuit à la braise, thon cru et autres mets délicieux, accompagné d’un spectacle de danses locales et de cracheurs de feu. On a aussi été soufflé par les paysages du volcan Haleakala, qui culmine à 3200m : la randonnée du cratère commence par une descente et se finit par la remontée, Lisa galopait en tête mais Maya râlait sec, peu sensible à la beauté des paysages d’ocre et de montagne qui l’entouraient!!img_9223

Enfin, nous sommes partis camper sur la côte Est de l’ile, du côté de Hana, au Waianapanapa State Park, un parc naturel de sable noir, entouré de roches volcaniques. On a été bluffé par les paysages, et même si le camping était rudimentaire (genre une seule douche en extérieur pour tout le monde), on avait loué tente et matériel sur place et c’était super douillet : matelas gonflable, draps et couverture qui sentent bons, tente canadienne dans laquelle on peut presque tenir debout!
Photos Hawaii

mvimg_20190628_210442Après Hawai, retour à la réalité new-yorkaise : WE callicoonesques dans notre maison de campagne, Festival de Cannes, 40 ans de notre copine Marie, fin de l’année scolaire et hop c’était l’été et le début de l’épisode visites familiales. Nous avons en effet fait carton plein cet été avec le père de Gaël, Jean-Pierre, puis Aurélien, Dorothée et nos 3 amours de neveux et nièces, puis fin aout, la tribu Loyan, j’ai nommé Brigitte, Vivien, et les petits Benjamin, Louise et Arthur.

Tourisme à NY, WE à Philadelphie avec Auré & co et les copains de toujours Baptiste et Claire, et surtout Callicooon, le hit des petits et des grands, son étang avec baignade et pêche, son tout nouveau ponton, construit avec amour par Gael et son père, son grand jardin qui semble fait pour les parties de gamelle et dimg-20190721-wa0006e “attrape l’étendard”, sa salle de jeu idéale pour les spectacles en tout genre, ses grandes bouffes au barbecue, son vin qui coule à flot, sa cabane dans les arbres, ses mouches, son tout nouveau potager, fait à l’arrache par Gael et moi mi juillet. Ce potager a tout de même donné 4 courgettes, 3 radis, 7 carottes, au moins 10 salades (olé!), du basilic et de la menthe à gogo, 2 melons pourris (on croyait que c’était des courgettes rondes), bref, on n’était pas peu fier de notre premier essai “retour à la nature”, même si on n’a pas tout à fait atteint l’autosuffisance. Gaël a fièrement planté son érable, qui va mettre 100 ans à pousser, mais il est là, seul et fier au milieu du champ 🙂
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Photos Jean-Pierre à NY
Auré, Doroth, Jeanne, Adèle et Victor à NY
Les Loyan à NY

 

 

 

Comme l’été rime avec retour en France, on s’est envolé pour 4 semaines pour notre traditionnel tour familial et amical. On a commencé par les copains : Adrien & Camille aux Pieux dans le Cotentin puis Emeline et David à Angles en Vendée. J’en ai profité pour retrouver avec bonheur mes petits filleuls Alexandre et Evan. img_20190721_222354_exported_700_1563749056708Au programme : balades sur les plages désertes et ensoleillées (si si) de Normandie, au milieu des quelques bunkers, surf et baignade en combinaison intégrale pour ne pas trop se geler, avec mention spéciale à ceux qui ont réussi à décoller leurs fesses de la planche pour se mettre debout (Alexandre, Lisa, Adrien et Gael); visite de l’aquarium/musée de la science de Cherbourg (trop contente d’être dans la ville des Parapluies de Cherbourg!!), et surtout profiter des copains dans leur belle maison avec leurs poules et leur chien!
img_20190724_220043Côté Vendée, les filles ont découvert le bonheur de se faire rouler dans des vagues immenses, elles qui en avaient peur ont été conquises dés le premier jour. Aventuriers que nous sommes, nous avons également affronté la pluie pour se faire une virée à l’ile d’Aix, avec visite de l’ile en vélo et chasse au trésor dans le fort du coin, tout ça ponctué d’un délicieux dîner à La Rochelle. img-20190726-wa0005Après les copains, direction Tours pour une petite semaine en famille, et une petite virée en amoureux à Paris pour Gael et moi! Puis nous avons retrouvé notre petit nid briançonnais pour quelques jours de rando, d’école de l’aventure, via ferrata avec les copains Pascal et Estelle et Céline et Ronan et un premier canyoning en famille, avec des sauts de 5/6 mètres parfois et une eau glaciale, dont Maya se souviendra longtemps je pense!!
_ph_4071Photos Cotentin _ph_4077
2019
Photos Vendée 2019
Tours été 2019
Photos Briançon été 2019

 

Je finis la narration voyages de 2019 par l’épopée Ottawa pour Thanksgiving. Avec nos potes Sophie et Sebastien, on avait décidé de rendre visite à la famille Renard, récemment exilée à Ottawa. img-20191201-wa00127h de route à l’aller et près de 12h au retour car on a été pris dans une tempête de neige et de glace! Gael s’est bousillé le dos à rester assis pendant des heures (bizarrement il ne voulait pas que je conduise sur les routes glacées) mais on ne regrette pas car on a bien festoyé autour d’une oie délicieuse avec tous les copains, et on a arpenté la capitale canadienne, son parlement, ses musées et… ben c’est tout 🙂
Photos Ottawa 2019 avec Sophie, Seb et les Renard

 

Nous attendons les vacances de Noël avec impatience, ce sera calme cette année, nous restons à NY et passons les fêtes à Callicoon!

Prochain épisode (dans pas longtemps) : le point sur Maya et Lisa!

 

 

 

Eté, automne 2018

Très belle année 2019 à tous! Qu’elle apporte, à vous et à vos proches, santé, surprises et petits et grands bonheurs!

Comme je n’ai guère pris le temps de prendre la plume ces derniers mois, je reviens rapidement sur notre second semestre 2018.

L’été 2018, qui paraît déjà bien loin, a été, comme chaque année, un grand moment de transhumance en France 🙂img_5169

Lisa et Maya sont parties, seules, dès le soir des vacances d’été, afin de passer 2 mois complets dans leur pays d’origine. Cela nous a permis, à Gaël et à moi, de profiter de NY tranquilles, sans logistique, et c’est toujours un grand bonheur de se rappeler – une fois par an – ce qu’était la vie sans contraintes avant d’avoir des mômes :-). Comme j’avais loué notre appartement avant que nous partions pour la France (l’histoire serait trop longue à raconter, disons juste qu’on a ainsi permis à 2 ados de Portland de vivre leur rêve de danse à NY!), on en a profité pour passer quelques jours à Brooklyn et découvrir des coins de NY qu’on ne prend jamais le temps de visiter, entre 2 matchs de la Coupe du Monde. On a beaucoup aimé, mais on s’est quand même dit qu’on était bien mieux à Manhattan, dans notre chouette quartier de Harlem!

Pendant ce temps, les filles ont profité de Tours avec Mamido et Robin avant de rejoindre la grande cousinade de Nègremont chez Brigitte et Jean-Marie : 7 enfants de 6 à 16 ans, on peut dire que ma tante et mon oncle aiment les défis fous. Lisa a adoré passer du temps avec des ados plus grands qu’elle, Bastien (16 ans) et Mathilde (13 ans). Maya s’est elle éclatée à faire l’aventure avec Louise, qui a exactement le même âge qu’elle.

Photos Nègremont

img_20180721_103458On a récupéré nos 2 minettes le jour de l’anniversaire de Lisa, le 11 juillet, avant de continuer vers Briançon, via l’Auvergne où nous nous sommes ressourcés à coup de cochonnailles. Nous avons ensuite passé 2 semaines paisibles à Briançon avec mon père d’abord, les copains Emeline, David et leurs petits et Pascal & Estelle ensuite, puis enfin Mamido. Les filles ont participé, jour après jour, à l’Ecole de l’Aventure : chiens de traineau, kayak, raft, accrobranche, via ferrata, chasse au trésor, nuit en refuge, la totale quoi. Gael et moi bossions, tout en profitant  des uns et des autres pour faire des petites randos, des vias ferratas ou des baignades prolongées dans les eaux chaudes de Monêtier. Le séjour a été ponctué par 2 grands moments : la finale de la Coupe du Monde sur un grand écran de Briançon où – comme tous les 4 ans – nous nous sommes pris soudainement de passion pour des gens qui courent après un ballon, et les Internationaux d’escalade, toujours un grand moment de plaisir quand on voit les grimpeurs aux muscles fins en train de monter, voler et danser sur le mur d’escalade.
Photos Briançon 2018 avec Christian
Photos Briançon 2018 avec Emeline, David, Joshua, Evan, Pascal & Estelle
Photos Briançon 2018 avec Dominique

Après ces 2 semaines ressourçantes dans les montagnes et un petit passage par Orpierre pour saluer tous les cousins et oncle et tante Reinaudi, nous avons atterri en Grèce, dans le Péloponnèse, avec Adrien et Camille etimg_20180806_201636 leurs 3 petits monstres pour une semaine de vadrouille entre sites antiques, baignade et dégustation de tatziki & poulpes à gogo. Nous avons découvert l’imposant théâtre d’Epidaure, qui date de 3 ou 4 siècles avant JC, et a été construit pour accueillir des jeux faits en l’honneur du dieu médecin Asclépios. Nous avons aussi parcouru la magnifique cité antique de Mycène (1700 avant JC), royaume du héros homérique Agamemnon, (aaahh la guerre de Troie), avec sa porte des lions, ses tombes et ses puits cachés. Enfin, le dernier jour, nous avons crapahuté pendant des heures dans la fabuleuse cité de Mistra fondée par les Francs au XIIIème siècle avant de devenir l’une des plus grandes cités de l’Empire img_5772-effectsByzantin. On pensait que ces visites allaient potentiellement gonfler les enfants, surtout sous une chaleur accablante, mais ils ont somme toute bien tenu le choc et ont été plutôt intéressés par toutes ces histoires qui nous ont permis à tous de revisiter la mythologie grecque. Comme on n’est pas des monstres, on alternait visites et grandes séances de pêche et autres expéditions palmes/masque/tuba dans les eaux claires de la Méditerranée. On s’est déniché des petites criques fort sympathiques dans lesquelles les enfants barbotaient pendant des heures à la recherche des poissons. Lisa a affiné une technique de pêche toute personnelle : elle restait des heures sans bouger dans l’eau avec masque / tubas et un fil qui plongeait au-dessous d’elle dans l’attente qu’un poisson morde!! Quelques lèvres bleues plus tard, ça a quand même fini par marcher. On a même pu déguster à la maison quelques produits de notre pêche. Photos Grèce 2018img_5993

Après cette semaine de dépaysement total en Grèce, passage par chez Papi Jean du côté de l’Étang de Berre où nous avons continué de pêcher moules, dorades et autres poissons que nous avons dégustés également. Photos Ranquet 2018

Enfin, notre séjour français s’est terminé par une semaine dans un superbe mas des Cévennes (photos Cévennes) avec toute la famille Monzier. Il fallait le mériter, ce mas, tellement la route était étroite pour y accéder (impossible pour 2 voitures de se croiser), ce qui m’a valu de grosses sueurs de stress (notamment lorsqu’une voiture conduite par un pépé aussi terrorisé que moi a râpé 27cbdcdf-7664-4771-969c-8babedc2ed3btranquillement la mienne sans pouvoir se désencastrer ensuite)! Au menu de ce séjour : baignades dans le Tarn et autres cascades, accrobranche familial, visite de l’impressionnante Grotte des Demoiselles, balades dans la campagne, et bien sûr tout cela couronné de bonnes bouffes et de bon vin du coin. 2 épisodes cocasses à noter, tout de même : le premier c’est que nous nous sommes faits virer manu militari par les gendarmes d’une cascade où nous n’étions pas censés aller à cause d’un risque d’éboulement (mais ce n’était pas clair, hein) : se faire engueuleren bikini par un gendarme, avec les enfants qui ont l’impression qu’on va finir en prison, c’est une expérience intéressante!! Le 2ème, c’est lorsqu’on a voulu descendreimg_20180817_205040 le Tarn en kayak et qu’Auré s’est embrouillé dans l’âge d’Adèle : il était censé mentir et dire qu’elle avait 6 ans, mais au dernier moment il s’est planté de chiffre et on a dû embarquer Adèle en catimini afin de pouvoir descendre tous ensemble le Tarn pendant 3 heures. Fabuleuse descente dans les gorges, qui s’est terminée par une engueulade quand le loueur a compris qu’on était passé outre ses consignes. On vit dangereusement chez les Monzier 🙂

Photos Tours 2018

Après ces 2 mois de vadrouille française, entre boulot et vacances, il était temps de rentrer à NY et de reprendre nos marques quotidiennes.

38fd63de-2fba-475f-8124-4084fb9fb16eMaya a repris le chemin de l’école pour son CE2 (Third Grade) avec Mrs Delhomme et Mr O et Lisa a démarré le collège Booker T et s’est super bien adaptée à ce nouveau rythme, ses nouveaux profs, sa nouvelle indépendance et toutes les 2 ont fait un très bon 1er trimestre. On a profité tout l’automne de notre maison de Callicoon avec tous les copains et leurs petits, qui sont un peu comme nos enfants aussi, tellement on les connait bien! Baignades dans l’étang, construction de la cabane dans les arbres, vol de drone, assemblage de planeurs, luge aux 1ères neiges, feux de bois dehors et dedans, lecture, films, parties de Cluedo et de Catan, cuisson d’une oie délicieuse pour Thanksgiving, sauna, parties de babyfoot endiablées avec notre img_20180923_163359babyfoot tout neuf, on ne s’ennuie jamais dans notre belle maison. A NY aussi, les WE sont bien chargés, entre le cinéma, la salle d’escalade, la Maker Faire où petits et grands inventeurs de toutes sortes peuvent s’en donner à coeur joie, les sorties Escape the Room ou Casse Noisettes,

Photos automne 2018

Ce 2ème semestre 2018 s’est achevé par une semaine de vacances briançonnaises à Noel, avec toute la famille. Entre 2 raclettes et fondues, Lisa a décroché sa médaille de vermeil en snowboard (elle a eu droit à un coursimg_20181031_074327 collectif où elle était la seule élève, ça aide à progresser vite) et Maya sa 2ème étoile (elle nous fait maintenant un beau ski bien parallèle). Les cousines ont bien skié aussi, Adèle a sauté un niveau pour obtenir son Ourson, et Jeanne a quasiment décroché sa 2ème étoile, ce sera donc pour l’an prochain! Quant à Victor, il est devenu maître dans l’art de la luge et de la sieste au bar alpin.

Photos Briançon Noel 2018

Nous avons fini l’année en visitant Milan, d’où nous décollions, et avons passé un réveillon tranquille à 4 à l’hôtel entre room service, bataille de polochons et vieux épisodes de Columbo. La vie est belle, quoi! img_20181115_172239

Photos Milan

Belle année à tous, et une pensée pour toi Maman, qui nous a quittés il y a 16 vertigineuses années, mais qui continue de m’accompagner à chaque instant de ma vie. Je t’aime.

 

La photo de la semaine (14) : Sabres Lasers Pour Halloween

https://www.youtube.com/watch?v=JnxBtQJ6zWg

La photo de la semaine (13) : Les Rubik’s

 

Lisa & Maya : 2017/2018

L’année scolaire 2017/2018 s’est terminée il y a une semaine, difficile de croire qu’une nouvelle année est passée. Je me fais l’effet d’une vieille quand je dis que le temps passe de plus en plus vite, mais c’est vrai, les années filent sans que l’on s’en rende compte. Alors comme d’habitude, voici le moment des petits bilans pour les filles au terme de leur année de CM2 et CE1.

  1. Lisa

Lisa est entrée en 5th grade (CM2) en septembre dernier. On a tous découvert cette année les joies du processus d’entrée au collège public (middle school). Comme toujours à NYC, ville hautement compétitive s’il en est, on a l’impression de participer à des sauts d’obstacles pour entrer au collège : il faut d’abord constituer un dossier avec les résultats de CM1 (contrôle continu et state tests), puis la plupart des collèges ont leur propre examen, puis une fois qu’on a tout bien réussi, il y a encore un élément de loterie. Bref, c’est épuisant mentalement pour tout le monde et très stressant pour les élèves! Au final, Lisa a décroché un très bon collège public, Booker T Washington, où elle va pouvoir aller à pieds puisqu’il est à 10 blocks de chez nous.
Du coup, la fin du mois de juin a été consacrée aux cérémonies de “graduation” de l’école primaire. Les Américains ne rigolent pas avec cela: ils sortent les drapeaux, l’hymne américain, les enfants et parents sont sur leur 31, c’est super officiel, et cela nous paraissait un peu “too much” à nous autres Français, mais je dois dire que c’est un moment super émouvant de marquer de manière officielle la fin de l’école primaire et le passage en 6ème. Et comme elle était dans une école bilingue, Lisa a eu droit a 2 cérémonies : une aux Services Culturels de l’Ambassade de France, et une autre pour le diplôme américain.

L’année 2017/2018 a été celle de la découverte de l’indépendance pour Lisa : plus de babysitters le soir, les filles se gardent toutes seules à la maison et sont couchées quand on rentre. C’est magique de pouvoir sortir sans prévoir une logistique d’enfer des jours à l’avance. Et elles adorent être tranquilles de temps en temps à la maison et qu’on leur fasse confiance. Parfois, il y a des petits ratés : elles ont des numéros à appeler en cas “d’urgence”, et notamment, le super (sorte de concierge) de l’immeuble qui vit sur place. Sauf qu’on n’avait pas donné la définition du mot “urgence” : pour nous, urgence, c’était le feu à la maison, ou une fille qui s’ouvre le front avec du sang partout, bref un scénario catastrophique. Mais un soir, Maya avait un peu mal à la tête donc Lisa a considéré ça comme une urgence, et appelé notre “super”, qui n’a guère su quoi faire face à un petit mal de tête 🙂

Lisa a également commencé à rentrer de l’école sans nous, d’abord avec des copains, puis vraiment seule, en bus et en métro. Quelle étape! Pas facile de lâcher prise, mais elle était clairement prête. Les premières fois ont été horriblement angoissantes pour nous, elle avait un téléphone portable qu’on lui avait prêté, et si elle ne répondait pas directement, ou si elle avait 5 minutes de retard, c’était terrible! Mais après quelques fois réussies, on a décidé de lui faire confiance, sans tel portable, juste avec des règles d’être bien à la maison à l’heure convenue, et je dois dire qu’elle s’en sort super bien. Elle emmène même sa soeur au karaté en bus ou à pieds. Comme dans chaque étape importante, là aussi, il y a eu un raté : elles ont pris le mauvais bus, se sont retrouvées de l’autre côté de la ville, Lisa a paniqué puis s’est rappelée ce qu’on avait établi comme procédure dans ce genre de situation, elle a demandé à une dame de les aider, la dame nous a appelés, les a mises dans un taxi (en nous donnant la plaque d’immatriculation) et renvoyées à la maison. Bref, c’est comme cela qu’on apprend!!


Lisa est donc bien prête pour l’entrée au collège. C’est un nouveau départ car les élèves de sa classe sont dispersés dans différents collèges, donc cela veut dire de nouveaux amis en perspective, ce qui a permis de mieux faire passer la pilule du départ définitif pour la France de la grande amie de Lisa depuis 6 ans, Sylvaine.

Cette année, elle a aussi continué le karaté (ceinture advanced yellow), et fait désormais des chorégraphies de kata super esthétiques. Elle a également monté 2 spectacles de théâtre en français super chouettes (en janvier et en juin), et a participé à un petit groupe de musique avec  sa guitare et sa jolie voix. Et sous la pression maternelle, elle a continué les cours de grammaire française et d’histoire/géo/éducation civique du programme français 🙂 Mais je dois dire que cette année, Lisa était entourée d’amis français dans son école, donc elle a énormément parlé français, pour notre plus grand bonheur. Elle s’est aussi découverte 2 passions cette année : l’une pour la pêche, ce qu’elle fait par tous les temps dans notre étang de Callicoon, on a même mangé un de ses poissons récemment! L’autre pour le rubixcube sur lequel elle a bossé des semaines et qu’elle résout désormais en 1 min 25 secondes!! Et elle a enseigné à Maya comment le faire. Enfin, en digne fille de son père, elle a construit cette année son premier drone de A à Z et s’entraîne à le faire voler à la campagne (avec Gael qui contrôle quand même!).

Dans une semaine, Lisa aura 11 ans, anniversaire qu’elle a déjà bien fêté avec les copains et avec nous avant son départ pour la France. C’est une période assez magique où elle devient plus autonome et responsable tout en étant toujours aussi attachée à nous, ses parents. On avait peur d’être peut-être déjà des vieux schnocks pour elle, mais non, elle continue à être super câline, à courir dans nos bras quand on la voit, à aimer faire des choses ensemble, juste à 4, en famille. Bref on profite à fond! La seule chose qu’elle me demande de faire, c’est d’arrêter de raconter des choses sur elle à nos copains, en sa présence : “stop humiliating me, maman”!! Elle a même fait un essai sur ce sujet à l’école!

Ecrits, dessins et constructions de Lisa 2017/2018

2. Maya

Maya est entrée, elle, en second grade (CE1), avec 2 chouettes instits’, l’une pour le français, l’autre pour l’anglais, en alternance. Elle a fait elle aussi une très belle année, avec de très bons résultats dans toutes les matières, en particulier en maths! Elle est toujours super autonome, ses devoirs sont faits à la vitesse de la lumière sans qu’on ait besoin de dire quoique ce soit. Et elle s’est mise à participer plus en classe, alors que jusqu’à maintenant, sa timidité légendaire l’empêchait de prendre part aux discussions de groupe.
Elle est tombée dans les Harry Potter  et Les Chroniques de Narnia cette année et a dévoré les premiers tomes. Elle continue d’adorer dessiner, construire (elle a monté intégralement notre nouveau barbecue avec sa soeur!), fabriquer des choses et nous fait toujours plein de petits cadeaux faits maison. Elle a reçu sa propre boîte à outils à Noël et en est très fière! Maya adore également cuisiner, s’occuper du mini-potager de Callicoon et grimper dans les arbres pour aider à  construire une cabane avec Gael et Lisa.


Côté activités, elle a elle aussi sa ceinture jaune “avancée” en karaté où elle va une à 2 fois par semaine (regardez son kata impressionnant), elle joue aux échecs, et participe à une activité qui s’appelle “Survival skills in Central Park” où elle apprend à construire une petite cabane en bois, faire du feu, etc bref à survivre dans Manhattan, on ne sait jamais, ça peut servir 🙂 Et bien entendu, elle a son petit cours de grammaire française (merci Maman!!) avec petit spectacle de théâtre à la clé.

C’est aussi une grande cinéphile comme toute la famille, et elle a bien cerné nos dadas respectifs à Gael et moi : maman, c’est les films français, les films en noir et blanc, le Hitchcock, Papa, c’est X-Men, les films de super héros, Aliens, donc selon ses envies, elle s’adresse à l’un ou à l’autre. Bref, il faut voir de tout!
Cette année, son grand copain Thomas est parti en janvier pour 6 mois en France. Ca a été dur pour Maya, mais elle est devenue super copine avec Marius, qui habite juste à côté de chez nous et qui fait bien rire Maya avec son côté “mini bad boy” (genre il sonne à toutes les portes de la rue, et Maya regarde, hilare, avant que je ne m’en rende compte et que je les engueule tous les 2).

Maya a regardé cette année les premiers pas vers l’indépendance de Lisa avec envie mais aussi anxiété. Lisa veut moins souvent jouer avec sa petite soeur, et ce n’est pas toujours facile pour Maya d’accepter cela. Et elle a eu des petits moments d’angoisse quand elle a compris que Lisa ne serait plus dans la même école qu’elle l’an prochain. Bref, elle sent que les choses changent, qu’on entre certainement dans une nouvelle phase et cela la fait cogiter : en fait, contrairement à Lisa, elle n’a pas spécialement envie de grandir vite. Elle se rend compte de manière assez percutante de tout ce que la vie d’adulte implique, le travail, les enfants, les repas, l’argent et elle me dit régulièrement que cela ne doit pas être facile de se coltiner tout cela 🙂 Quelle perspicacité.

Du haut de ses 8 ans, elle a décidé cette année de s’astreindre à 2/3 choses qui lui paraissaient importantes (parce qu’elles l’étaient pour nous) : ainsi, côté nourriture, elle n’est toujours pas super simple, mais elle fait l’effort de goûter les plats qu’elle refusait jusqu’alors (et on voit qu’elle prend vraiment sur elle) ; et côté comportement, sa grande timidité pouvait parfois passer pour un manque de politesse, et du coup, elle s’oblige maintenant de manière pro-active à être très polie et est très contente de voir que les gens apprécient. Et bien entendu, ce qui nous fait le plus fondre, c’est les trésors d’affection qu’elle a en réserve : elle est toujours en demande de bisous de câlins et nous couvre elle-même de gros bisous bienlongs en nous faisant de grandes déclarations d’amour. Que demander de plus?

Ecrits, dessins et constructions de Maya 2017/2018
Chorale Maya

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Printemps 2018

Hiver 2017/2018

Briançon – Février 2018

Weed ends avec les copains à Callicoon et ailleurs!

Les 8 ans de Maya avec ses copains et en famille à Callicoon

Les 38 ans de Gael et d’Adeline

Noel 2017 à Callicoon & NYC

Halloween 2017

Automne 2017

La photo de la semaine (12) : Wall-E est un oiseau branché

actionné par un interrupteur dans la cage, branché a un Arduino, lui même connecté a deux servomoteurs…

Bonne année 2018!


En ce 1er janvier, nous vous souhaitons à tous une très belle année 2018, pleine de tendresse, de surprises et de santé!

Le 1er janvier est toujours une date mi figue, mi raisin dans notre famille.

15 ans que ma mère est décédée aujourd’hui. C’est un chiffre qui fait peur, c’est tellement long 15 ans, j’ai presque du mal à croire qu’on a réussi à continuer de vivre, toutes ces années, sans elle.

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Le manque est apaisé, certes, après tout ce temps. Mais il reste manque, un manque qui se creuse et se ressent dans les petits gestes du quotidien comme dans les grands moments de nos vies.

J’ai retrouvé quelques photos de maman jeune, j’avais envie de les partager, pour que son visage et son sourire restent dans la mémoire de tous et pour faire ressurgir quelques souvenirs d’enfant. C’est troublant de revoir ces photos en étant désormais mère moi-même et en étant, aujourd’hui, plus âgée qu’elle ne l’était sur ces quelques portraits.

Je me prête à rêver à ce dialogue ininterrompu que j’aurais eu avec elle si elle était encore là. Je suis sure qu’elle aurait été la reine des textos, whatsapp et autres applications de communication en tout genre, elle qui a été l’une des pionnières du téléphone portable! On se serait envoyé des petits mots et des petites photos tous les jours, pour partager les petits bonheurs et les petits malheurs du quotidien, et elle aurait pris le Paris-NY comme on prend le train en France.

Bien sur, on se serait tapé sur les nerfs aussi, je pense qu’elle aurait aimé mettre son grain de sel dans l’éducation des filles, qu’elle aurait trouvé qu’on ne passait pas assez de temps avec elle, bref tout ce qui fait le sel des relations avec les parents.

img_9966Mais au final, je crois qu’en nous voyant, mon frère et moi, et ses 5 petits enfants, elle se serait dit qu’on s’en sortait plutôt bien, et que mon père et elle avaient fait du bon boulot avec leurs enfants!

Lisa et Maya évoquent parfois leur grand mère, regardent les photos, réclament des anecdotes de mon enfance et affectionnent particulièrement les scènes où – ado – je me fais engueuler par ma mère. Normal 🙂

De mon côté, je leur transmets du mieux que je peux ce mélange très fort de tendresse, d’exigence et d’humanisme qui pour moi a toujours été la carimg_0872actéristique de ma mère.

Et c’est à travers cela, à travers ces souvenirs, à travers ces valeurs qu’elle nous a transmises et que nous transmettons à notre tour, qu’elle continue de vivre en nous tous.

 

 

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Très belle année à tous, et n’oublions pas de profiter de chaque petit moment, la vie est fragile!

 

 

 

Et en bonus, quelques photos de notre Noël à Callicoon!

https://photos.app.goo.gl/fw8Bf3IuUJbwaMVi1

 

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