A l’heure des bilans de fin d’année, il faut quand même que je vous parle de l’évènement de notre année 2017 : l’achat de notre maison de Callicoon!
En effet, après plusieurs années à louer des maisons de campagne avec des copains pour sortir un peu la tête de NY le WE, nous avons décidé de sauter le pas et d’acheter une maison de campagne avec nos super potes Pierre & Marie et leur tribu, Thomas, ma filleule Fleur et Camille.
Cette maison, on l’a dénichée sur airbnb, on en est tombé amoureux pendant le WE qu’on y a passé en juin dernier, et on s’est rendu compte alors qu’elle était en vente. Pierre et Gael rêvaient déjà depuis quelques années d’une cabane à la campagne, Marie et moi, on était un peu moins convaincu par la nécessité d’avoir une maison secondaire et des emmerdements que cela pouvait causer. Mais quand on vu cette maison de Callicoon, on s’est dit “c’est maintenant ou jamais”. La maison est dans les Catskills, à 2h de NY en voiture, elle est parfaite pour 2 familles, avec 6 chambres, un sous sol géant entièrement dédié aux enfants, un jardin immense avec un étang rien qu’à nous, une belle cheminée et un sauna dans le garage. Que demander de plus? Donc on a sauté le pas et on s’est retrouvé propriétaires à 4 d’une maison de campagne en octobre dernier, avec comme objectif d’y passer du temps mais aussi de la louer pour que cela ne nous coute pas trop cher. Depuis, on profite du bonheur d’avoir de l’espace à ne plus savoir qu’en faire et de pouvoir aller dehors dans notre jardin quand on veut, sans avoir à se préparer pour “sortir”, comme c’est toujours le cas à NY. Gael a enfin l’atelier de ses rêves dans le garage et peut faire voler son drone quand ça lui chante, les filles peuvent bricoler, courir, hurler, sauter, sans que cela ne dérange personne, faire des spectacles, nager dans l’étang, dévaler la pente en luge (on a des tonnes de neige en hiver), attraper des grenouilles, pêcher des poissons, construire des cabanes dans les bois ou des tipis dans le jardin, courir après les biches ou regarder les faucons. La cerise sur le gâteau c’est la petite ville de Callicoon qui, avec son millier d’habitants, a absolument tout ce qu’il faut pour notre bonheur : une pizzeria avec des pizzas sans gluten (si si!), une brasserie pour faire de la bière locale, une cave à vin qui vend du fromage, un petit café, un marché le dimanche, une piscine l’été, et surtout, surtout un cinéma, le seul de tout le comté! Bref tous les avantages de la campagne sans être complètement coupés du monde quand même!
Prochaines étapes : tenter le jardin potager ainsi que le poulailler automatisé avec bras robotique programmé pour récupérer les oeufs et les mettre dans un frigo (Devinez qui est derrière cette dernière idée!!).
Du coup, on a passé pas mal de nos WE et de nos vacances de l’année à profiter de cette maison, à 4, à 9 avec la famille Gentine, ou à plein avec les copains qui se rajoutent (on a des lits pour faire dormir 14 personnes!).
Cela ne nous a pas empêchés quand même de nous envoler l’hiver dernier à Briançon pour les fêtes de fin d’année 2016! 10 jours de ski à gogo et de gueuletons bien arrosés avec la famille élargie (Auré et sa petite famille, mon père et Dominique et Robin). Lisa a décroché sa 3ème étoile, Maya sa 1ère étoile, et nous on a profité d’être dans l’une des seules stations des Alpes avec de la neige et du soleil en prime pour dévaler les pistes! On a profité du retour sur Paris pour faire un petit stop à Lyon chez les copains Céline et Ronan et leurs petits (Lucien, Léonie et le tout beau tout neuf petit Charlie), nos “Pouces” préférés, qui avaient également invité Céline et Clément pour un WE de retrouvailles! Comme il se doit dans cette belle région, on a dégusté une énorme choucroute jusqu’au bout de la nuit avant de repartir vers nos contrées américaines.
Quelques mois plus tard, pour l’été 2017, les filles se sont envolées seules en avion pour la première fois juste à la fin de l’école, très excitées de pouvoir enfin voyager sans leurs parents et de pouvoir regarder 4 films d’affilée dans l’avion sans dormir!
Gaël et moi avons profité de ce répit parental (bien mérité) pour filer dans le Grand Sud Américain, et passer quelques jours à Savannah en Géorgie et Charleston en Caroline du Sud : 2 villes charmantes avec beaucoup d’histoire liée à la Révolution Américaine et à la Guerre de Sécession – le premier coup de feu de la guerre civile américaine a été tiré à Charleston. 2 villes également connues pour avoir été les championnes en termes d’esclavagisme avec des plantations de coton et de riz un peu partout, magnifiques mais chargées d’un passé qui a du mal à passer. On s’est aussi fait un séjour gastronomique car les 2 villes regorgent de restos réputés et de chefs tendance!
Ensuite, direction la France, pour notre transhumance annuelle qui nous a menés de Paris, à Tours en passant par Marseille, Briançon, l’Auvergne et le Lot! Au menu :
– Des anniversaires à gogo car les 2/3 de la famille Reinaudi-Monzier sont nés en juillet/aout!
– De l’accrobranche tout l’été et notamment à Tours et à Briançon pour toute la famille, avec Lisa en petite reine des singes! Pour la première fois, c’est elle qui me rassurait quand on était accroché en hauteur, en me disant que ça allait le faire, qu’il fallait que je lui fasse confiance, bref le monde à l’envers quoi.
– Des supers camps de vacances pour les filles à Briançon, le Camp de l’aventure, avec via ferrata, chasse aux trésors, découverte des animaux, nuit en refuge, nuit sous la tente avec feu d’artifice, bref que du bonheur pour nos aventurières préférées.
– Une première grande rando avec les filles et Camille, Adrien, mon filleul Alex, Eloi et Titouan dans la merveilleuse vallée de Névache avec nuit au refuge Ricou qui nous a accueillis comme des rois avec un diner pantagruélique. Les enfants ont marché 4h puis 5h le lendemain sans (trop) râler, chapeau!
– Des grands parties de pêche à Ranquet chez Jean-Pierre, le père de Gael, avec dégustation dans la foulée des moules et maquereaux pêchés le jour même (20 maquereaux attrapés quand même, c’est la chance du débutant, on hurlait d’enthousiasme sur notre bâteau, au grand dam des bâteaux voisins!!) – Une semaine de farniente, ping pong, piscine, bonnes bouffes et bon vin près de Cahors, avec toute la famille Monzier. On a quand même fait un peu de tourisme avec quelques villages dont la très belle St Cirq Lapopie et un petit parc d’attractions médiéval très artisanal. Sans échapper bien entendu au bal du petit village voisin où les cousines ont dansé jusqu’au bout de la nuit.
– Un tour d’horizon quasi complet de la famille, côté Reinaudi à Orpierre, et côté Monzier en Auvergne et chez Bri et Jean-Marie du côté d’Albi, avec les ânes, les abeilles, le potager et la maison magnifiquement restaurée! – Et enfin un peu de tourisme parisien avec Emeline, mon filleul Evan et toute sa petite famille, avec bien entendu, une visite pèlerinage au Palais de la Découverte où Gael intervenait il y a 12/13 ans!
– Et bien entendu, on n’a pas échappé à l’épisode santé des vacances avec une gastro fulgurante qui a terrassé les filles pendant quelques jours.
Je garde le meilleur pour la fin avec les 2 grandes nouvelles de l’été :
– mon neveu Victor est né le 17 juillet! Le premier garçon de la tribu, il va falloir qu’il s’accroche! Lisa a joué à la petite maman pendant une semaine dans le Lot, avec ce tout petit bébé qui nous paraît tellement minuscule à côté de Jeanne, Adèle, Lisa et Maya!
– Notre grande Lisa a eu 10 ans! 10 ans, vous imaginez!! Et elle s’est fait percer les oreilles, cadeau de sa grande tata Brigitte, comme le veut la tradition familiale (qui a commencé avec moi quand j’avais 10 ans!)
Je finis ce long post sur nos vacances 2017 en vous souhaitant de très belles fêtes de fin d’année!
Quand je pense que le dernier post remonte à septembre 2016. On a tous des vies de fou, à courir partout, tout le temps, mais quand même, je n’en reviens pas de ne pas avoir trouvé 2h pendant les 9 derniers mois pour écrire quelques lignes. Pourtant c’était dans un petit coin de ma tête, pendant tout ce temps…. Alors je vais essayer de résumer cette année scolaire qui vient de se dérouler de manière synthétique! Et très prochainement un post sur notre maison de campagne à Callicoon, achetée à l’automne avec nos copains Pierre et Marie, et sur nos voyages 2016/2017!
Lisa
Lisa est entrée en 4th grade (CM1) en septembre dernier.
Pour Lisa, c’était une année importante car ses résultats de 4th Grade sont ceux qui comptent pour l’entrée en middle school (collège) et comme tout à NYC, le processus d’entrée au collège public est hautement compétitif (entretiens, examens spécifiques…) bref on va s’amuser à l’automne prochain. En attendant, elle a passé une très belle année avec sa super prof Miss Céline avec de très bons résultats scolaires et toujours beaucoup de plaisir à aller à l’école. Que demander de plus! Cette année a aussi été celle de la découverte des complexités de l’amitié – avec la copine de toujours Sylvaine et la nouvelle copine Emma. On a eu un bilan quotidien de qui avait dit quoi sur qui, de ce qui faisait plaisir, de ce qui faisait mal, de ce qui prenait la tête, et comme Lisa nous confie absolument tout de ses émotions, je ne vous raconte pas les soirées à essayer de dédramatiser ou de conseiller quoi faire ou enfin de lui dire d’arrêter de nous bassiner 🙂
Cette année a aussi été celle de la découverte du plaisir de lire ce qui m’a ravie bien entendu! Lisa est tombée dans les Harry Potter et après avoir dévoré les films, elle dévore les livres. Côté sciences/maths, elle n’est pas en reste, son plus grand plaisir étant de jouer à la maîtresse de maths et de construire des choses avec sa caisse à outils personnelle reçue à Noël. Lisa adore aussi faire du théâtre en français à l’école, devient super forte en Karaté (ceinture jaune, mazette!), et s’est mise à la guitare avec un répertoire très éclectique (Yesterday, Smoke on the water, Lalaland, Je vole de Michel Sardou, l’Ode à la Joie…). Vous connaissez aussi tous la passion de Gaël pour l’égalité hommes/femmes – Lisa, en digne fille de son père, s’insurge contre le moindre stéréotype sexiste et écrit d’ores et déjà des textes sur ce que la société fait peser comme règles sur le physique des femmes. Cela ne l’empêche pas d’adorer se pomponner devant notre miroir et d’essayer toutes mes robes, voire d’embrasser notre miroir pour tester comment ça fait! (les débuts de l’adolescence ne sont pas loin!).
Nous avons également fêté les un an de l’oiseau de Lisa – Wall-E – avec nous. Wall-E vit une véritable histoire d’amour avec sa maîtresse et se love dans son cou quand elle lui gratouille la nuque. On n’a pas réussi à lui apprendre grand chose, mais il a le mérite d’être l’animal domestique idéal pour quelqu’un qui – comme moi – n’est franchement pas animaux domestiques!! Il ne fait pas un bruit, demande peu d’entretien, et est suffisamment câlin pour combler de plaisir Lisa, Maya et Gael!!
Le pauvre oiseau eu sa petite dose d’adrénaline à l’automne: on l’a oublié une fois dans notre maison de campagne et on s’en est rendu compte une fois qu’on était à NY, au moment où Lisa a poussé un hurlement dans la voiture quand elle a réalisé son oubli. Heureusement on a trouvé une bonne âme pour aller le nourrir tous les jours! 2 semaines après ce premier incident, Lisa, en confiance, est sortie avec Wall-E sur l’épaule, mais un bruit lui a fait peur et il s’est envolé. Impossible de le retrouver pendant plus de 24h malgré nos recherches frénétiques. Lisa avait le coeur brisé et ne croyait absolument pas à nos histoires de “Wall-E est retourné dans la nature, c’est peut être mieux comme ça” (il faut dire qu’à -2° la nuit, difficile de survivre pour une oiseau des Tropiques). Mais Super Gael a reconnu le petit cri de Wall-E juste avant notre départ et l’a retrouvé complètement sonné dans les herbes, à 100 mètres de chez nous. Je ne vous raconte pas la tête de Lisa quand elle a retrouvé son oiseau – elle avait tellement de mal à y croire qu’elle a cru que ce n’était pas sa perruche. Mais on lui a expliqué que dans la campagne new-yorkaise, il n’y avait guère de perruches qui se baladaient! Dans la rubrique “Mon père ce héros”, Gaël a marqué plein de points ce jour là.
Enfin, en digne fille de sa mère, Lisa a fini l’année avec son petit pied gauche dans le plâtre, après s’être cassé l’os du talon, on ne sait d’ailleurs pas comment! Elle a boité pendant 2 semaines avant que je finisse par la prendre au sérieux (Bad Mom!), et puis le diagnostic est tombé, gloups. Heureusement, on lui a enlevé sa botte juste avant son départ pour les grandes vacances.
Notre petite (grande Lisa) vient de feter ses 10 bougies. Que le temps passe… Dans 10 ans, elle volera de ses propres ailes depuis quelque temps déjà. C’est fou de se dire cela. En tout cas, elle nous ravit tous les jours par son humour (il faut l’entendre imiter ses profs ou ses copines, ou faire ses petites remarques ironiques), sa joie de vivre, son grand coeur, son envie de bien faire mais aussi sa susceptibilité (elle ne supporte pas qu’on lui fasse des remarques!). Elle rêve maintenant d’indépendance, veut prendre le bus seule, avoir du temps tranquille sans ses parents à la maison. Une autre phase commence!
2. Maya
Maya est entrée, elle, en first grade (CP), avec 2 chouettes instits’, l’une pour le français, l’autre pour l’anglais, en alternance. Elle a fait elle aussi une très belle année, sans qu’on n’ait beaucoup besoin de s’en occuper – cela doit être l’effet 2ème enfant, en tout cas, Maya est super autonome pour ses devoirs, qu’elle fait hyper rapidement et sans aide.
Elle a découvert les joies de la lecture cette année et s’est mise à dévorer les livres, beaucoup plus que Lisa au même âge. Elle est aussi très bonne en maths avec une vraie facilité d’abstraction (qui m’a toujours fait cruellement défaut et donc qui m’impressionne forcément). C’est aussi une vraie artiste qui adore dessiner, peindre, fabriquer, construire : elle peut passer des heures sur un projet à découper, coller, agrafer pour construire des choses aussi variées qu’un ordinateur portable en papier, un sac à main avec plein de poches, un recueil de poèmes pour Maman, un livre de sciences avec la classification des éléments pour Papa, un déguisement en tissu de Wonderwoman pour Lisa, un déguisement d’oiseau en papier pour Lisa encore (elle fait très souvent des cadeaux à sa grande soeur!), bref son inventivité ne s’épuise jamais.
L’année de ses 6,5/7 ans aura aussi été celle des grandes questions philosophiques : Maya se pose tout un tas de questions sur la Terre, la nature, la vie, la mort, auxquelles il n’est pas toujours facile de répondre. On sent son petit cerveau en ébullition face aux mystères du monde!
Maya a aussi fait le plein d’activités : comédie musicale, arts et échecs à l’école en afterschool, karaté avec Lisa (ceinture jaune, elle aussi) et surtout les après midis passés avec leur babysitter préférée Camille, 23ans, Française, sorte de seconde maman qui connait les 2 filles par coeur au bout de 2 ans passés avec elles. On a tous versé notre petite larme quand Camille est partie de NYC, il y a quelques jours…
Côté copains, Maya continue son aventure fraternelle avec Thomas, l’ami de toujours avec qui elle passe sa semaine à l’école et une bonne partie de ses WE dans la maison de campagne achetée avec Marie et Pierre, les parents de Thomas. Ces 2 là se connaissent par coeur, s’adorent tout en se tapant sur les nerfs (Maya n’en peut plus de la passion de Thomas pour les “Ninjago”), passent leur vie ensemble, mais sont toujours en demande de “playdates”(après-midis de jeu) supplémentaires ! Hâte de voir ce que cette relation deviendra, en tout cas, c’est une chance pour Maya d’avoir un ami aussi proche. Surtout que Maya est toujours très timide, et a beaucoup de mal avec les grands groupes d’enfants, préférant les relations à 2 où elle se sent plus en confiance.
Enfin, Maya a, à la maison, la palme de l’obstination, avec ce que cela a de positif (elle ne lâche jamais sur un sujet, elle persévère jusqu’à trouver la solution) et de négatif (impossible de lui faire manger quelque chose qu’elle ne veut pas goûter, elle préfère sauter le repas plutôt que de céder!!). A mon grand désespoir, elle ne veut toujours pas manger de fromage, sauf râpé, et impossible de lui faire entendre l’irrationalité d’aimer le fromage râpé mais de détester le fromage non râpé. Oui je sais, il y a pire comme combat.
En tout cas, Maya, du haut de ses 7 ans, enchante notre quotidien par sa sensibilité, sa capacité de réflexion, sa générosité qui rendrait fière son papi communiste (“Quand je serai grande, je donnerai mon argent pour que tout le monde ait à manger”), son ambition (parmi ses projets d’adulte : devenir présidente des Etats Unis, aller sur Mars) et son affection de tous les instants (On profite au maximum de son côté câlins et bisous, de ses déclarations d’amour genre : “maman, tu me manques même quand tu es juste à côté de moi, tellement je t’aime”).
Saisons, épisode 2 – voici nos péripéties de l’été 2016
En juillet, on a eu le plaisir d’accueillir Aurélien et sa petite famille pour 2 semaines de cousinade new yorkaise. Au programme : 2 longs WE dans la campagne new yorkaise (les Poconos et les Catskills ) entrecoupés de petites plongées dans Manhattan en mode cool. Les cousines ont formé une sacrée bande, Maya et Jeanne jouant beaucoup ensemble pendant que Lisa faisait la petite maman avec Adèle. Au menu des WE campagnards : baignades dans la rivière et à la piscine, petites randonnées, tennis, barbecues arrosés, avec une mention spéciale aux partie de pêche Auré-Lisa – leur patience a payé puisqu’ils ont fini par pêcher 3 beaux poissons aussitôt relâchés (ou devrais-je dire propulsés en l’air par Lisa avant d’atterrir dans l’eau!).
On a aussi eu notre séquence “film d’horreur à la campagne” puisque la maison qu’on avait initialement louée pour 12 (avec nos amis Baptiste et Claire et leurs 2 enfants) dans les Catskills avait été également louée par erreur à un autre groupe. En temps normal, c’est déjà chiant de se retrouver à 21h au milieu d’un forêt sans logement pour la nuit et avec des enfants en bas âge. Mais pour donner un peu de piment à cette situation, il a fallu qu’on tombe sur des rednecks racistes qui ont menacé de nous frapper si on restait une minute de plus et nous ont craché dessus tout en nous hurlant “This is my country, go back to your f%1#?$ country, you f%1#?$ foreigner, go back to Russia” (seriously?). Face à ce déferlement de haine physique et verbale, on a fui en voiture un peu traumatisés – craignant que la prochaine étape soit une arme pointée sur nous dans ce beau pays qui les autorise -, les enfants demandant si “c’était pour de vrai ou pour de faux”. On leur aurait bien crevé les pneus à ces sales électeurs de Trump mais on a fait le 911 et la voiture de patrouille nous a retrouves tout girophare dehors en pleine campagne, nous confirmant qu’on avait bien fait de les appeler. Ils ont donc recu une petite visite des flics alors qu’ils se croyaient débarrassés de nous. Heureusement, j’ai réussi à retrouver au milieu de ce chaos une autre maison pour 12 non loin de la et on a ensuite passé 4 merveilleux jours dans la nature.
Après le départ des Monzier-Depouez, on a fait notre valise pour traverser à notre tour l’Atlantique. Première étape de notre périple, à mi chemin entre l’Europe et l’Amérique : l’Islande avec Adrien et Camille et leurs 3 petits loups, Alex, Titouan et Eloi. On a adoré ce petit pays aux paysages lunaires parsemés de volcans tous plus ou moins prêts à exploser. On s’est baigné dans des sources chaudes magiques, on a randonné au milieu des geysers, des cascades et des odeurs d’oeuf pourri (ahhhh le soufre), on s’est pris pour des cowboys sur de jolis chevaux islandais et on a fini toutes nos journées dans un jacuzzi avec un petit verre de champagne à la main. Comme diraient Lisa et Maya, “Mon Papa s’est baigné dans le cratere d’un volcan avec Adrien”.Que demander de plus? C’est sûr, on y retournera.
Puis direction, Bouverans, petite bourgade de Franche Comté, où Camille et Michel, la tante et l’oncle de Gael, ont accueilli la tribu que nous étions (nous, mon père & Patricia, Dominique et Robin) comme des rois. On a goûté en 6 jours à absolument toutes les spécialités culinaires de la région (raclette de morbier, palette, saucisse de mortaux, croute de champignons, fondue au comté…) en écoutant et chantant Brassens en boucle et je me suis personnellement empiffrée de cancoillotte à l’ail que je n’avais pas mangée depuis des années. On a d’ailleurs réussi à ramener tout plein de ces bons fromages dans nos valises sans être pris à la douane! Et on a découvert cette belle région qu’on ne connaissait pas, la sublime et immense grotte de Vallorbe en Suisse, les lacs, les formations rocheuses étonnantes caractéristiques du coin (et dont le nom m’échappe), les sapins géants, les fromageries locales et les fermes gigantesques typiques de la région, sortes de mini communautés de travail et de vie où une trentaine de personnes étaient en permanence. Les filles ont passé leur semaine à scier, clouer, raboter, assembler des bouts de bois, dans le garage de Michel pour le plus grand bonheur de leur père.
Après cette parenthèse franche-comtoise, on a entamé notre tour de France vaillamment. D’abord direction Strasbourg pour retrouver notre tribu new yorkaise, Marie et Pierre, qui organisaient le baptême de Camille et Fleur. Ce fut un beau moment d’émotion por moi qui suis la marraine de Fleur, 3 ans 1/2, que je connais avant même qu’elle ne soit née, et la cérémonie sympa dans une chapelle d’hôpital avec un prêtre décapant et cool a comblé les athées que nous sommes. Voici le petit Texte que j’avais préparé pour Fleur. Pique nique champêtre, ballade en vélo dans Strasbourg puis diner bien arrosé (tellement arrosé que Gael et moi avons oublié de chanter la chanson qu’on avait préparée sur un air de Brassens) – on a passé un bien bon moment avec les Gentine et ils ont eu droit à leur chanson juste pour eux avant notre départ. Pour les curieux parmi vous, voici la Chanson (à chanter sur l’air de “J’ai rendez-vous avec vous”).
Ensuite direction Briançon – toujours un grand bonheur de se retrouver dans ce petit nid douillet au milieu des montagnes, des livres et des photos de mon enfance. Papi Jean et Messa nous ont rejoints pour un séjour placé sous le signe de la pêche, la nouvelle passion de Lisa. Mais point de truites à l’horizon du Lac de l’Orceyrette ou de la Clarée. On a fait chou blanc, et on a été mangé les truites au resto.
Puis ce fut l’étape en Auvergne pour revoir toute la famille, autour de pâtés de pomme de terre, jambon sec maison et Saint Nectaire. Chaque fois cela se confirme, Concizes est véritablement un petit coin de paradis sur terre.
Enfin, direction Curvalle, près d’Albi, où Brigitte et Jean-Marie ont migré de Saint Raphael pour reprendre une vieille ferme et la retaper. Tout le monde avait convergé pour se rassembler autour de Papé Jean-Marie, victime d’un accident de tracteur assez terrible et hospitalisé à Toulouse. Dan, Séverine, Vivien, Maxime, tous les petits, et même les copains Emeline et David avec Joshua et Evan. Les enfants se sont régalés d’être tous ensemble, les adultes ont bien arrosé les repas pour se réchauffer le coeur. Par solidarité avec mon oncle, j’ai réussi à me casser un os en me tordant le pied sur une marche, quelques heures après que Gael ait repris l’avion (pas de conclusion hâtive SVP!). Après avoir été transportée dans les bras de Dan, puis sur le dos de David (le ridicule ne tue pas, non, non) et un passage aux urgences d’Albi, j’ai fini ce séjour avec un plâtre et des béquilles. Depuis avec mon oncle, on s’envoie des photos de nos plâtres / corsets respectifs, mais bon, il me bat quand même à plate couture avec ses allures de Capitaine crochet mélangé à Robocop.
Ce fut ensuite un retour épique Toulouse-Paris-NY où j’ai découvert les joies de la chaise roulante en aéroport.
Quant aux filles, elles auront profité jusqu’au bout de leurs vacances françaises : séjour parisien en solo avec leur papi qui les a gâtées à coup de jardin d’acclimation, Little Villette, Géode, Musée du Bourget et cinoche. Puis traditionnel petit séjour tourangeau avec 2 belles victoires : Maya sait désormais nager toute seule, et Lisa a décroché son galop de bronze après seulement 4 cours de poney.
Après 2 mois de vacances bien remplis, elles ont enfin repris le chemin de l’école : 1st Grade pour mAya (CP) et 4th Grade pour Lisa (CM1) !
3 saisons d’un coup à résumer, on voit que le temps file et qu’il est difficile de trouver une minute pour se poser et écrire. Je vous propose une première partie sur notre hiver & printemps 2016. La suite au prochain épisode!
L’année 2016 a commencé sur les chapeaux de roue avec moults WE au ski entre copains. C’est quand même la magie de NY de nous offrir, dans un rayon d’1h30 de voiture, la plage l’été et les (mini) stations de ski l’hiver. C’est vrai que ce n’est pas Briançon, mais pour un WE, cela donne suffisamment de sensations pour s’éclater, et les filles en ont profité un max. Maya filait sur les pistes et suivait partout avec son beau gros chasse-neige pendant que Lisa découvrait l’ivresse de la vitesse et des sauts!
On a aussi profité de ce début d’année pour passer une petite semaine à Paris. L’occasion pour les filles de faire les touristes et de découvrir des plaisirs très parisiens avec leur papi : ballade à Montmartre où elles se sont fait tirer le portrait sous un froid polaire (c’était un vieux rêve d’enfant pour moi, je n’ai pas résisté!), bâteaux mouche, La Villette & La Géode, les cinoches de quartier, l’Aquarium du Trocadéro et pour finir un magnifique spectacle équestre dans le bois de Boulogne. Ce fut pour nous également l’occasion de rencontrer Patricia, la nouvelle compagne de mon père, qu’il nous avait bien cachée pendant 2 ans 🙂 On est heureux de le voir heureux!
Puis Mars est arrivé, avec comme chaque année, l’organisation de mon festival de cinéma français. Comme je sais que vous adorez les potins sur les stars du cinéma français, je me fais un plaisir de partager quelques détails croustillants avec vous!
La palme de l’acteur le plus sympa revient à Melvil Poupaud, acteur de Rohmer, Xavier Dolan, Desplechin, hyper cultivé sans la ramener trop, modeste et toujours bienveillant.
La palme de la plus hystérique est attribuée à Maiwenn, réalisatrice de Police et Mon Roi, capable de se curer les dents de manière ostentatoire en plein dîner officiel, d’insulter des étudiants venus la voir en masterclass car elle les trouve nuls, et de hurler sur les gens pour une peccadille. No comment, je pense que cela relève du psychiatrique non diagnostiqué.
La palme de la diva revient à Isabelle Huppert qui a réussi en 36h à nous casser les cacahuètes car la chambre n’était pas à son goût et le chauffeur trop nul. Mais je dois dire qu’à côté de cela, c’est une grande professionnelle passionnée de cinéma et qui peut en parler pendant des heures.
Enfin, la palme du plus névrotique mais aussi du plus bienveillant revient à Vincent Lindon que j’ai littéralement babysitté pendant 3 jours. C’est un grand anxieux bourré de tics qui picole comme un trou (et m’a fait picoler comme un trou par la même occasion à coup de grandes tapes dans l’dos et de “Adeline, tu vas bien en reprendre un petit”), et que j’ai du rassurer non stop pendant 3 jours. Il s’apprêtait à jouer Rodin et semblait terrifié par cette aventure. A côté de cela, c’est un intervenant hors pair, hyper cinéphile, qui maîtrise parfaitement l’anglais, et qui peut parler à des étudiants ou à son public pendant 2h d’affilée sans s’arrêter. Son séjour m’a lessivée, mais il m’a chaleureusement remerciée à la fin, et franchement, ça, ça n’arrive pas tous les jours.
Trêve de cinéma. Pour se remettre de tout cela, rien de tel qu’un petit voyage. Nous sommes partis 10 jours à la conquête de l’Ouest. D’abord LA, ses plages, ses studios Universal avec les sets de nos films préférés (Psycho, la Guerre des mondes…) et ses manèges fous autour de Harry Potter et autres. Puis direction les parcs de l’Utah : d’abord Zion Park, avec des copains, puis Bryce Canyon. On a fait des randos dans des paysages époustouflants : marches vertigineuses au milieu des montagnes rouges dans Zion, promenades irréelles au milieu des “Hoodoos” (ces formations verticales incroyables nées de l’érosion et du climat extrême) et entre 2 tempêtes de neige à Bryce. Le retour pour NY via Vegas a été bien douloureux après ce bain de folle nature!
Puis la fin de l’année scolaire est arrivée tranquillement avec son lot de WE à la campagne entre copains, piques niques à Central Park et virées à la mer.
Lisa adore mettre sa blouse de scientifique decrochee lors d’un “summer camp” de sciences l’ete dernier. Les lunettes de bricolage et le chalumeau de Papa et c’est parti.
– ses premières écritures en français et en anglais, essentiellement des déclarations d’amour pour sa famille (je fais les traductions de ses textes, car c’est assez phonétique!)
Dear Lisa, I hope that you feel better, I am sorry for before, I have a surprise for you Lisa, and this is your surprise : des amandes au chocolat, des carrés de chocolat, un yaourt aux m&m’s, tout ça scotché au tableau blanc!
Maman je t’aime Maman, je t’aime, Maman, je t’aime dans mon coeur pour toujours, Je t’adore, Maman, dans mon coeur (vous pouvez imaginer comme j’ai fondu !!)
– Sa passion pour les expériences scientifiques, pour le plus grand bonheur de son père: elle a dessiné ici tous les ustensiles dont elle avait besoin pour mener à bien un expérience de chimie dont elle vous parle dans la vidéo
– ses amoureux : c’est Dallas au CP! Thomas est l’amoureux de Maya depuis toujours – ils sont ensemble depuis qu’ils ont 6 mois. Mais Thomas n’aime pas trop les histoires d’amoureux, ça l’ennuie un peu. En même temps, il ne veut pas que Marius, amoureux de Maya, lui fasse un bisou. Du coup Marius, coaché par sa grande soeur Zoé, écrit une déclaration à Maya. Ca fait son petit effet, Maya lui offre donc un bisou. Mais après quelque temps, Marius annonce à sa mère que Maya “broke up with him”. . . Maya confirme que c’était d’un accord mutuel parce que finalement elle aime bien Nicholas. Mais au fond du fond, c’est quand même toujours Thomas qu’elle aime bien. Vous suivez? En tout cas, ça promet!!
Quand maman part en déplacement pour le boulot…les souris
– plient et rangent le linge (et en profitent pour essayer le soutif de maman)
– font leurs devoirs (et en profitent pour finir sur le dos de papa)
– construisent un robot qui répond au nom de Boonjoo…
– Et Boonjoo est le meilleur animal domestique : pas de poils, pas de pipi, mais un peu fou parfois car codé pour explorer la maison en évitant les obstacles.
– sa maîtrise de l’écriture pour manipuler ses parents avec des requêtes auxquelles il est impossible de dire non
– ses poèmes lyriques
– ses textes argumentatifs (franchement, après avoir lu son texte sur la nécessité d’avoir des ascenseurs à l’école, je ne vois pas pourquoi toutes les écoles ne s’équipent pas 🙂
– ses imitations hilarantes de sa prof de sciences! (je traduis en dessous de la vidéo, car avec son pur accent américain, pas facile de comprendre :-))
La prof : “Try to investigate an apple” – Lisa : “we know what an apple is, ok?” – La prof : “oooh there is a black spot here, what is it? ” – Lisa : “it’s rotten (c’est pourri). That’s my all experience, you see? Miss Aponte, it’s just a rotten apple, you’re looking at a piece of rotten apple, not a black spot!”.
Tout ça en anglais, mais c’est promis, la prochaine fois, on lui demande de faire une version française!
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